
— Le procédé
Sept étapes, du maltage à la mise en bouteille, qui transforment patiemment l'orge en whisky.
— Notre méthode
Faire un whisky, c'est accompagner le grain pendant des années.
De l'orge maltée au flacon scellé, sept étapes s'enchaînent sans précipitation. Chacune prépare la suivante, et c'est leur juste succession qui donne à un whisky son caractère.

— Le maltage
L'orge est trempée dans l'eau pour déclencher la germination, puis étalée pour germer. Les enzymes activées transforment l'amidon en sucres fermentescibles. La germination est ensuite stoppée par un séchage. C'est à ce moment que la fumée de tourbe peut être introduite pour donner un caractère fumé. Le grain séché devient le « malt ».

— Le broyage
Le malt séché est moulu en une farine grossière appelée « grist ». Cette mouture, ni trop fine ni trop épaisse, conditionne le bon déroulement du brassage à venir.

— Le brassage
Le grist est mélangé à de l'eau chaude dans une grande cuve, la « mash tun ». La chaleur transforme l'amidon en sucres. Les enzymes produisent un liquide sucré appelé « wort ». Les résidus solides, riches en protéines, partent généralement en alimentation animale.

— La fermentation
Le wort refroidi est transféré dans des cuves de fermentation, les « washbacks ». On y ajoute la levure, qui consomme les sucres et produit de l'alcool durant plusieurs jours. On obtient le « wash », un liquide de faible degré, environ 7 à 9 % vol, qui ressemble à une bière brute.

— La distillation
Le wash est chauffé dans l'alambic. L'alcool, plus volatil que l'eau, s'évapore en premier, est capturé puis condensé à un degré bien plus élevé. Le whisky de malt est traditionnellement distillé deux fois dans des alambics en cuivre. Le distillateur opère ses « coupes » : il ne garde que le « cœur », la fraction noble, et écarte les fractions de tête et de queue. Le distillat sort entre 65 et 70 % vol.

— Le vieillissement
Le distillat clair rejoint les fûts de chêne et chataigner. C'est le bois qui donne au whisky sa couleur et l'essentiel de ses arômes — vanille, caramel, épices, fruits — et c'est le passé du fût (bourbon, xérès, vin) qui en façonne le profil. Pour porter le nom de Whisky, il doit vieillir au moins trois ans ; beaucoup reposent bien plus longtemps. Chaque année, une part s'évapore : la « part des anges ».

— La mise en bouteille
Une fois mûr, le whisky est généralement ramené à son degré de dégustation — souvent entre 40 et 46 % vol — à l'aide d'eau, non filtré à froid pour garder un maximum de flaveur puis mis en bouteille a la distillerie. Chez nous, chaque flacon est étiqueté, numéroté et signé à la main.
— En conclusion
Trois alliés, jamais pressés. C'est ainsi que naît un whisky — étape par étape, sans raccourci.